Le rêve précède toujours la réalité.

2012-10-29 – Écolobus : «une grave erreur» ?

Pas du tout. L’Écolobus répondait aux souhaits des résidants, commerçants, travailleurs et touristes du Vieux-Québec. Il répondait aux souhaits des écologistes, des administrateurs urbains, des élus (du temps, tout au moins) des industriels, du RTC. Aux souhaits et besoins tout le monde, quoi.

Et il répond encore aujourd’hui.

Alors, une « grave erreur» ? Bennn non !

Y a-t-il des problèmes ? Eh, oui ! Mais si on n’avait pas installé l’Écolobus, on aurait beaucoup plus de problèmes, tous les problèmes que l’Écolobus a réglés. Et bien réglés.

Quant aux problèmes (mineurs, avouons-le) qu’on éprouve aujourd’hui, c’est normal. Quiconque innove s’expose à des problèmes. Des autobus électriques, c’est une innovation, on en conviendra. Alors, vive les innovateurs et bravo à ceux qui prennent des risques. Sans eux, on se chaufferait encore en tournant vivement entre nos deux mains un bâton pointu dans le creux d’un silex pour créer du feu. Et le tramway que le maire appelle de ses vœux serait propulsé par énergie chevaline.

Dommage, ces miroirs brisés sur l’Écolobus. Dommage ces fausses alertes émises par des circuits défectueux. Dommage ces sièges défectueux.

Dommage aussi ces problèmes encourus, depuis leur récente installation dans les endroits publics, avec les poubelles à deux compartiments, détritus et recyclage. Cela signifie-t-il qu’il faudrait cesser de promouvoir le recyclage sur la voie publique ? Certainement pas. Heureusement, la Ville veut en acheter des mieux adaptées aux besoins. (Remarquez que la Ville annonce qu’elle va acheter de nouvelles poubelles mais que Radio-Canada titre que « La Ville de Québec laisse tomber les poubelles à deux compartiments ». Cherchez l’erreur…)

Des problèmes, il y en a dans toute innovation. Ce qui ne veut pas dire qu’on ne doive pas innover de la façon la plus soignée possible afin d’éviter les pépins. Mais quand on croque la pomme…

Ce qui nous amène au triste jaunisme de certaines manchettes de journaux. Quand on en est rendu, dans un quotidien majeur, à faire sa Une avec «Écolobus : une défectuosité tous les deux jours», faut pas être très doué pour distinguer l’information importante du fait divers. Une manchette, ça ? Au regard de tout ce qui se passe, en ville, au Québec et dans le monde ? Navrant.

Monsieur le maire, l’Écolobus, ce ne fut pas une erreur. Et merci de soutenir leur maintien.

C’est simplement le début de l’avenir du transport public. Avec quelques petits cahots. Si petits...

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